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Réutiliser les avis clients en publicité : RGPD et code de la consommation

Réutiliser les avis clients en publicité : RGPD et code de la consommation

Un réflexe marketing à encadrer

Cinq étoiles, un prénom, une photo de profil, parfois une ville. L'avis client parfait. La tentation est forte de le reprendre sur une bannière, dans une publicité, sur la page d'accueil. Deux corps de règles s'appliquent alors. Ils s'additionnent.

Un avis identifiant est une donnée personnelle

Dès qu'un avis contient un nom, un pseudonyme, une photo ou un autre élément permettant d'identifier son auteur, le RGPD s'applique. Le reprendre dans une communication commerciale crée un nouveau traitement, avec sa propre finalité. Il faut une base légale.

Le consentement, recueilli avant l'usage, reste la voie la plus sûre. Peu d'entreprises le recueillent systématiquement. L'intérêt légitime est envisageable, mais exigeant : il faut démontrer que l'usage d'un client identifiable est nécessaire, alors qu'un témoignage anonymisé ferait souvent l'affaire, et que les droits de la personne ne l'emportent pas. Dans tous les cas, l'auteur doit savoir à quoi son avis va servir.

Le code de la consommation veille aussi

Celui qui met en avant des avis doit pouvoir expliquer comment ils sont publiés, contrôlés, sélectionnés. Mettre en vitrine trois avis élogieux choisis parmi cinquante, ça se justifie. Ou pas.

Créer de faux avis, ou modifier un avis existant, est une pratique commerciale trompeuse. Y compris en ne gardant que la partie positive. Un avis authentique sorti de son contexte peut tomber sous la même qualification.

Certaines professions, plus strictes encore

Les médecins, par exemple. L'Ordre proscrit toute reprise d'avis de patients dans leur communication, qu'il s'agisse d'un site, d'un carrousel ou d'une simple capture d'écran. Chaque profession réglementée a ses propres règles. Elles priment.

Tout se joue à la collecte

La plupart des entreprises recueillent leurs avis via une plateforme tierce, sans prévoir dans le parcours la question de leur réutilisation. C'est le vrai point faible. Une case distincte autorisant l'usage publicitaire, une information claire au moment du dépôt, et la question est réglée en amont.

Sinon, il reste l'anonymisation. Moins percutante, certes. Mais sans risque.

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