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Consentement cookies : le débat qui va rebattre les cartes du recueil

Consentement cookies : le débat qui va rebattre les cartes du recueil

Et si l'on pouvait régler ses préférences cookies une bonne fois pour toutes, au niveau du navigateur, au lieu de cliquer sur des bandeaux à longueur de journée. L'idée n'a rien d'anecdotique. Elle agite aujourd'hui les autorités européennes de protection des données, et l'homologue allemand de la CNIL vient de prendre position avec fermeté.

La position allemande

Selon cette autorité, exclure les mécanismes de gestion centralisée du consentement du champ du RGPD serait une erreur. L'objectif : permettre à l'internaute d'exprimer un choix unique, ensuite respecté par les sites, sans pour autant renoncer aux garanties du règlement. Un consentement plus simple à donner, mais tout aussi valable juridiquement.

Derrière la question du confort d'usage se cache donc un vrai sujet de fond.

Le consentement ne se dilue pas

Un consentement valable doit être libre, spécifique, éclairé et univoque. Ces quatre qualités ne sont pas négociables. Tout l'enjeu d'une gestion centralisée est de les préserver tout en allégeant l'expérience. Trop d'automatisme, et le consentement perd sa substance, réduit à un réglage par défaut que personne ne relit. Trop de friction, et la lassitude produit des clics vides de sens, ce que les bandeaux actuels génèrent déjà en masse.

Le point le plus délicat reste la granularité. Un choix global au niveau du navigateur simplifie la vie de l'internaute. Mais le règlement exige un consentement spécifique, finalité par finalité. Concilier les deux, c'est là que tout se joue.

Anticiper plutôt que subir

Pour les professionnels, le message est à intégrer dès maintenant. Les modèles de recueil du consentement vont évoluer. Les responsables de traitement qui conçoivent aujourd'hui leurs parcours de collecte ont tout intérêt à suivre la direction que prend ce débat, plutôt que de refondre dans l'urgence le jour où le cadre se précisera.

La vraie question n'est pas de faire disparaître les bandeaux. Elle est de redonner du sens à un consentement devenu, pour beaucoup d'internautes, un réflexe machinal.

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